COTEAUX DU BLANZACAIS

Une jeune et nouvelle commune depuis le 1er janvier 2017 suite au regroupement des communes de Blanzac Porcheresse et de Cressac Saint Genis.

Blanzac-Porcheresse

Siège administratif de la commune de Coteaux du blanzacais.

En 1973 elle s’associe avec la commune de Porcheresse pour devenir Blanzac-Porcheresse. 

C’est un bourg, Chef-Lieu de canton jusqu’en 2014, installé dans la fertile vallée du Né qui prit son essor au XIIe siècle, avec la construction du château fortifié au sommet de la colline par une branche de famille de la Rochefoucauld.

Cette protection encourageât des constructions dont celle de l’église St Arthémy aux XIIe et XIIIe siècles et le rapatriement de l’abbaye Saint Gilles menacée par des bandes de brigands à Puypéroux.

Richard cœur de Lion fit le siège du site et de la forteresse en 1199, pour punir les barons restés fidèles au roi de France Philippe Auguste. Il incendia la partie haute du Bourg, située près du château, qu’il réussit à prendre puis à détruire.

Blanzac se releva lentement, mais sous le règne d’Henri II, en 1548, ses habitants se révoltèrent contre l’impôt sur le sel et ses collecteurs, les gabelous. Ils furent sauvagement réprimés par le connétable de Montmorency.

Beaucoup de ceux qui avaient échappé au massacre quittèrent définitivement la région et s’installèrent en Gironde à la « Motte-Landeron ». Au moment des guerres de religions, les barons de la Rochefoucauld laissèrent la place aux Roussy puis aux Chérade en 1712 et enfin aux Musnier de Rais jusqu’à la révolution.

 Au XIXe siècle il restait une bonne partie du donjon du château, mais celui-ci fut détruit à la fin du siècle pour construire l’école Jules Ferry, il n’en reste qu’une tour circulaire accolée à l’école Primaire.

Porcheresse

L’église St Cybard classée de Porcheresse

La commune de Porcheresse est située  à 2,5 km au sud de Blanzac.

L’origine du nom de Porcheresse remonte au latin porcus, porc, suivi du suffixe latin -aricia, ce qui donne porcaricia, « centre d’élevage de porcs ».

Elle est située entre les vallées du Né et de l’Arce, affluent de ce dernier.

Les formes anciennes sont Porcharecia en 1088-1098, Porcharechia, Porcarecia au XIIIe siècle Porchereza, Porcherezeia.

Sous l’ancien Régime,  le château de Bellevue et son domaine étaient un fief dépendant de la baronnerie de Blanzac.

Au début du XXe siècle l’industrie était représentée par le moulin de Burette, sur le Né.

Ancienne école et mairie de Porcheresse

 

 

Elle a été associée à Blanzac le  1er janvier 1973  par arrêté préfectoral du 28 décembre 1972.

 

 

 

 

 

CRESSAC-SAINT-GENIS

Cressac-Saint-Genis (depuis 1973) est une commune du Sud-Charente située à 3,5 km au sud de Blanzac, situé dans une vallée, est à 92 m d’altitude.

Le bourg actuel de Cressac est composé de son église Notre Dame de Cressac, de sa mairie, salle des fêtes et quelques habitations. La commune compte de nombreux petits hameaux et fermes, comme le Temple au nord, qui abrite l’ancienne chapelle templière, les Aunais à l’ouest, Fessolles au sud.

La commune est arrosée au sud par l’Arce, affluent du Né et sous-affluent de la Charente. Elle compte deux petits ruisseaux affluents celui des Marceaux qui limite la commune au sud-est, et celui des Aunais qui passe au pied du bourg de Cressac et de l’église de Saint-Genis.

Le bourg de Cressac

Les communes de Cressac et de Saint-Genis-de-Blanzac ont fusionné le 1er janvier 1973.

Et enfin le 1er janvier 2017 elle s’est associée à la commune de Blanzac-Porcheresse pour constituer la commune de Coteaux du blanzacais.

Deux communes avec la même histoire.

Les formes anciennes sont Creyssaco en 1298, Creyssac et Sancti Genesii en 1293 et 1408.

L’origine du nom de Cressac remonterait à un personnage gallo-romain Crixcius, issu du gaulois Crixus, auquel est apposé le suffixe -acum, ce qui correspondrait au « domaine de Crixcius ».

Au Moyen Âge et sous l’Ancien Régime, les paroisses de Cressac et Saint-Genis étaient en Angoumois, proches de la Saintonge au sud-ouest. Elles étaient dans le diocèse d’Angoulême.

Principalement aux XIIe et XIIIe siècles, Cressac se trouvait sur une variante nord-sud de la via Turonensis, itinéraire du pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle qui passait en Charente par Nanteuil-en-Vallée, Saint-Amant-de-Boixe, Angoulême, Mouthiers, et bifurquait à Blanzac vers Pons, Blaye ou Aubeterre pour se diriger vers Sainte-Foy-la-Grande.

Eglise de Saint Genis

Lors de la révolte de la gabelle en 1548, le curé de Cressac, Jean Morand, a été pris à la tête de ses paroissiens révoltés et a été brûlé vif à Angoulême. Avant la ruine de ce village, la cure de Cressac était relativement importante et son possesseur avait tous les droits seigneuriaux sur le pays.

Le village des Aunais était un fief dépendant de la seigneurie de la Faye, qui appartenait à la famille de Saint-Simon. Celui de chez Journaud, à Saint-Genis, doit son nom à une famille importante de l’Angoumois dont l’un de ses membres, Laurent Journaud, fut maire d’Angoulême de 1524 à 1527 et fut appelé Père du pays à cause de son dévouement au bien public.

 

 

 

 

Article Sud Ouest du 21 avril 1971

Article de la Charente Libre du 25 janvier 1956

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