L’église Saint-Genis est l’ancienne église paroissiale de Saint-Genis-de-Blanzac.  Isolée  dans la vallée, au pied du village et de l’église de Porcheresse, elle est encore ceinturée  de son cimetière.

Un peu d’histoire

Cette ancienne église paroissiale de Saint-Genis-de-Blanzac, datant du XIIe siècle, fut, avant la Révolution française, la vicairie du diocèse de Saintes, unie au chapitre de Blanzac. Sa construction, à l’écart du bourg, le fait qu’elle ait possédé à l’origine un plan en croix latine, laissent penser qu’elle fut peut-être l’église d’un prieuré. L’état alarmant de ses structures avait été signalé dès le début du XIXe siècle, période à laquelle le clocher, situé à la croisée du transept, s’était effondré. Toute la partie orientale de l’édifice, transept et abside s’écroula au début du XXe siècle.

 A remarquer

Des auteurs du XIXe siècle décrivent l’église Saint-Genis construite selon un plan en forme de croix latine. Le carré du transept était surmonté d’une coupole retombant sur des pilastres à chapiteaux nus et suivi d’une courte abside. De cette disposition il ne reste que peu de témoignages : au revers du chevet actuel, deux grands arcs superposés dans l’épaisseur du mur rappellent la présence, à cet endroit, de la coupole qui couvrait la croisée du transept.

Un petit tour à l’intérieur

L’église Saint-Genis présente un plan rectangulaire très simple. Sa nef unique  est  couverte  d’un tillage. Le sanctuaire est délimité par une table de communion en fer forgé. Le mur oriental est occupé par le maître-autel placé dans un embrasement.

Un petit tour à l’extérieur

La façade, en pierre de taille dans sa partie inférieure, est divisée horizontalement par une corniche. Le portail en arc en plein cintre très simple s’inscrit dans un arc surbaissé. Le pignon, en moellon, est surmonté d’un clocher-campanile reconstruit après la chute du clocher roman bâti à l’origine sur la croisée du transept. Les murs latéraux, également en moellon, sont encadrés par deux minces contreforts. Deux baies étroites au nord et au sud éclairent l’intérieur. L’une d’elle a été comblée. L’édifice s’achève à l’est par un chevet plat.

 

Quelques Saint-Genis ou Genies ou Genès : on ignore lequel de ses saints donna son nom à l’église.

Genès : Mort martyr à Rome, en 286. Acteur et mime, il déclara sa foi chrétienne au cours d’une représentation en présence de l’empereur Dioclétien qui ordonna immédiatement sa décapitation. Un lieu de culte lui fut dédié à Talence (Gironde). Il est le saint patron des comédiens. Fête le 25 ou 26 août.

Genès (ou Genest), soldat, greffier public à Arles, décapité pour avoir refusé de transcrire l’édit de persécution de Maximilien Hercule. La basilique Saint-Honorat (XIIe siècle) aux Alyscamps à Arles lui fut dédiée un temps. Fête le 25 août.

Genès, évêque de Clermont, fondateur de monastères, dont Manglieu, près d’Issoire (Puy-de-Dôme), et d’hôpitaux. Mort en 662, il est fêté le 3 juin.

Genès de Fontenelle, trésorier des aumônes de sainte Bathilde, esclave saxonne devenue reine de France en épousant Clovis II, morte en 680 au monastère de Chelles. Il devint archevêque de Lyon, et finit ses jours au monastère de Chelles. Sa fête est le 3 novembre.

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